Les métiers de l'intervention


Climatisation véhicules, qui fait quoi ?

Le consommateur doit être aujourd'hui éduqué pour comprendre la limite entre les deux niveaux d'intervention, mais il est aussi essentiel que l'information qui lui est délivrée par les professionnels soit claire. Cela passe par une identification précise des niveaux de compétence.

Métier de la climatisation véhicule


Intervenants et spécialistes


Deux métiers

Tout comme la vente de carburant ne confère pas systématiquement le titre de garagiste à celui qui la pratique, s'attribuer le titre de "spécialiste de la climatisation" pour un intervenant ayant seulement les compétences d'une recharge en gaz ne devrait plus pouvoir être de mise.

D'autant que cette confusion des genres, contribue à délivrer une mauvaise image de celui qui la pratique lorsque la limite de compétence atteinte, il lui faut alors diriger son client vers un Spécialiste du Diagnostic et de la Réparation de l'Air Conditionné.

Dans la climatisation véhicule, il existe deux niveaux d'interventions qui doivent pouvoir être clairement identifiables par le consommateur

Niveau 1 : Recharge des systèmes air conditionné

La technicité de l'intervention est simple. Aucune panne particulière n'affecte le climatiseur, seule la recharge en gaz est effectuée. Il s'agit là du service de proximité qu'assure le garagiste ou le centre auto. L'intervention peut être complétée par des conseils d'entretien ou le remplacement du filtre habitacle.

Niveau 2 : Diagnostic et réparation Intervention technique

Le climatiseur ne fonctionne plus, il faut diagnostiquer l'origine de la panne, rechercher une fuite, remplacer un ou plusieurs organes du système air conditionné. Il faut procéder à des opérations techniques telle que le rinçage en phase liquide, puis recharger en gaz réfrigérant et enfin effectuer les contrôles d'usage pour valider le bon fonctionnement du système.

Une identification claire

Ces deux niveaux d'intervention sont complémentaires et ne devraient, en théorie, avoir aucune raison d'entrer en concurrence. Pourtant, au quotidien on constate une certaine réticence de la part de l'intervenant de premier niveau à orienter son client vers un spécialiste du diagnostic et de la réparation lorsqu'il constate la limite de ses capacités.

Dans l'avenir, il faudra faire en sorte que la transition entre ces deux niveaux se fasse de façon plus naturelle qu'aujourd'hui. Dans le même temps, il faudra aussi que le client final accepte de déplacer son véhicule du point de proximité vers un point de diagnostic et de réparation en cas de panne avérée. La démarche étant dans ce cas sensiblement la même que celle couramment adoptée pour les interventions sur moteur diesel.

Spécialiste de la climatisation